Dimanche 20 mai, rue Jean Jaurès, vers 14h30

On sait que pendant le festival, Cannes devient la capitale de toutes les excentricités et audaces. Parfois ça va un peu loin. Par exemple, ce dimanche sont présentés deux documentaires, L'Image manquante de Rithy Panh et Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann. L'an dernier, je m'étais beaucoup plaint – j'aime assez me plaindre – d'une forme de maltraitance envers cette forme d'expression cinématographique que le festival aimerait bien cacher sous le tapis – dans tous les sens du terme (*). Disons qu'il y en avait, mais il fallait voir lesquels (remember The Serment of Tobrouk from BHL!)... C'est une sorte de petit triomphe lors de cette édition 2013, comme si Thierry Frémaux avait fait un petit effort rien que pour me faire plaisir. Si un jour les "images documentaires" (**) entrent au CAC 40 comme le laisse entendre la photo jointe, parions qu'elles auront encore davantage le droit de monter les marches.

(*) Avec le contre exemple Être et avoir de Nicolas Philibert en 2002 ; Michael Moore n'en étant pas un.

(**) capture d'écran de French Kiss d'Antonin Peretjatko.